Publié le 14 May 2017, à 10:36

Samia Abbou: "la loi sur la réconciliation économique et financière vise à contourner la justice transitionnelle et à blanchir la corruption"

Samia Abbou, figure marquante du parti du courant démocratique et députée à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), a estimé que "la loi de réconciliation économique et financière est une loi qui sert des intérêts (particuliers) et vise à contourner la révolution et la justice transitionnelle ainsi qu'à blanchir et protéger la corruption".

"Cette loi ne passera pas", a-t-elle lancée, lors d'un meeting samedi à Sfax sous le slogan "Les responsables du pays, des protecteurs de la corruption".

Au sujet de ses déclarations selon lesquelles "le président de la république a pas montré dans son dernier discours qu'il n'est pas le président du peuple tunisien mais le président d'une mafia et d'opportunistes qui pillent les richesses du pays", Abbou a estimé que "le président de la république s’est positionné comme président d'une frange étroite d'opportunistes, mafieux et corrompus, usant de toutes ses prérogatives constitutionnelles, morales et légales pour la protéger".

"Ce n'est pas là une insulte mais une illustration d'un état de fait", a-t-elle ajouté.

L'avocat et membre de Nida Tounes, Wissem Saidi, avait annoncé jeudi le dépôt d'une plainte par un collectif d'avocats auprès du tribunal militaire contre la députée Samia Abbou pour "insulte et attribution de faits inexacts au président de la république Beji Caid Essebsi, chef suprême des forces armées" pour l'avoir traité de "chef de mafia", rappelle-t-on.

Abbou a déclaré de son côté qu'elle ne s'attache pas à son immunité parlementaire dans le cadre de cette plainte déposée à son encontre.

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