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Parti « Echaab » s’oppose à la suppression des références à l’identité du pays dans la nouvelle constitution

Publié le samedi, 11 juin 2022 | 6 min | Politique
  • Le secrétaire général du Parti du mouvement Echaab, Zouheir Maghzaoui a souligné que son parti est fermement attaché à la consécration de l’appartenance arabo-musulmane du peuple tunisien dans le texte de la nouvelle Constitution.

    « Nous avons notre propre point de vue sur la question que nous soumettrons lors de la réunion d’aujourd’hui. », a-t-il lancé.

    La position de Maghzaoui survient suite à la déclaration aux médias du président du haut comité consultatif pour la nouvelle République, Sadok Belaïd, dans laquelle il a assuré qu’il « soumettra au président de la République, un brouillon de la constitution ne prévoyant aucune citation ou mention de l’Islam en tant que religion de l’État dans le but de faire face aux partis d’obédience islamiste ».

    S’exprimant, samedi, lors de la tenue de la deuxième réunion des participants au dialogue au sein de la commission économique et sociale relevant du haut comité consultatif pour la nouvelle République à Dar Dhiafa, Maghzaoui a mis l’accent sur la nécessité de souligner, dans le nouveau texte, l’identité du pays et son appartenance à la nation arabo-musulmane.

    Pour rappel, l’article premier du chapitre premier relatif aux dispositions générales de la Constitution de 2014 prévoit que : « La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain, l’Islam est sa religion, l’arabe sa langue et la République son régime. »

    Maghzaoui a, par ailleurs, indiqué que son parti soumettra aujourd’hui une « question très importante », portant sur la corrélation étroite entre les processus de rédaction de la Constitution et celui de la loi électorale, notamment à la lumière des informations sur l’intention du président de la République de modifier la loi électorale par décret-loi.

    De son côté, le chef du mouvement démocratique du centre, Nejib Hajri, a estimé que le dialogue national est une « affaire de partis et non d’organisations », soulignant que la présence de l’UGTT au dialogue national est une question qui lui revient ».

    Le président coordinateur du haut comité national consultatif, le doyen Sadok Belaïd, avait demandé aux participants, lors de la première réunion tenue samedi dernier, de présenter leurs propres visions et perceptions de la Tunisie pour les 40 ans à venir ainsi que les moyens et mécanismes permettant de les concrétiser dans des textes constitutionnels.

    Plus de 40 personnalités issues de partis, organisations et personnalités indépendantes ont pris part à la réunion d’aujourd’hui.

Parti « Echaab » s’oppose à la suppression des références à l’identité du pays dans la nouvelle constitution