Publié le 19 Nov 2019, à 10:36

Mokhtar Ben Nasr : Tous les Tunisiens de retour des zones de conflit seront judiciarisés à leur arrivée en Tunisie

Tous les Tunisiens de retour des zones de conflit seront judiciarisés à leur arrivée sur le territoire national, à l’exception des enfants de moins de 13 ans accompagnant leurs parents, a fait savoir Mokhtar Ben Nasr, président de la commission nationale de lutte contre le terrorisme (CNLCT).

"Le nouveau gouvernement devrait accueillir les ressortissants Tunisiens de retour des foyers de tension, conformément aux engagements internationaux de la Tunisie", a-t-il ajouté, lundi à Tunis, en marge d’une conférence sous le thème "Genre et extrémisme violent en Afrique du Nord : à la racine du problème" .

D’après Ben Nasr, la Tunisie a, d’ores et déjà, accueilli quatre personnes, de retour des foyers de tension avec le concours des pays qui se sont engagés à aider la Tunisie dans ce domaine, sans les citer. » Des négociations sont actuellement en cours pour accélérer le rappariement de cinq autres tunisiens, soupçonnés de terrorisme « , a-t-il ajouté.

Ben Nasr s’est voulu rassurant concernant le spectre d’un retour en Tunisie de ressortissants soupçonnés de terrorisme qui profiteraient de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie et de la chute de l’organisation de l’Etat Islamique dite » Daech « .

» Il n’y a aucune raison de s’inquiéter « , a assuré Ben Nasr, accusant certains médias de gonfler cette question et d’inquiéter la population avec des propos erronés et irréfléchis.

Pour lui, ce sujet ne devrait pas être instrumentalisé à des fins politiques ou sociales dans la mesure où toute personne qui arrive sur le sol tunisien en provenance des zones de conflit, sera incarcérée ou placée en garde à vue.

« C’est un sujet que nous suivons de très près et je veux rassurer toute la population qu’il n’est pas question de voir un seul ressortissant tunisien arriver sur le sol national sans être judiciarisé « , a-t-il affirmé.

Et d’expliquer ; ces personnes sont prises en charge immédiatement par la justice à leur arrivée. Pour les majeurs, bien évidemment, c’est la case prison ou la garde à vue, a précisé Ben Nasr. Les enfants de moins de 13 ans sont quant à eux immédiatement pris en charge par l’État en cas de perte des parents.