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datePublié le 09 octobre 2017

Slim Riahi condamné en première instance à cinq ans de prison pour chèques sans provision

  • L’homme d’affaires et président de l’Union patriotique libre (UPL), Slim Riahi a été condamné lundi en première instance à cinq ans de prison pour chèques sans provision.

    Selon Yosra Mili, membre du bureau politique de l’UPL, cette décision n’est pas exécutoire. Elle sera annulée une fois un appel est interjeté.

    « Ce jugement ne sera pas exécuté. Les avocats de Slim Riahi vont porter cette décision en appel dans les plus brefs délais », a-t-elle déclaré à l’agence TAP.

    « Slim Riahi a régularisé tous les chèques sans provision. Au cours de la première audience, la Défense a soumis à la justice une preuve de paiement des chèques en question », a affirmé Yosra Mili.

    Agréablement surprise par le verdict, la Défense s’est attendue à l’annulation des amendes au cours de cette deuxième audience, a-t-elle souligné.

    A ce propos, Mili a fait état d’un dysfonctionnement des procédures de recouvrement des amendes.

    Le ministère public avait émis, le 4 août 2017 des avis de recherche contre le président du parti l’Union Patriotique Libre (UPL), Slim Riahi pour chèques sans provision.

    Selon le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Selliti, Slim Riahi a été condamné par contumace à des peines de prison ferme pour émission de chèque sans provision avec exécution immédiate.

    Accompagné de ses avocats, Slim Riahi avait comparu, le 14 août 2017 devant la justice pour introduire une requête contre les jugements par contumace rendus à son encontre.

    Riahi avait fourni des pièces justificatives du paiement des chèques en question et demandé le report de l’examen des jugements rendus contre lui dans l’affaire du paiement des amendes.

    Le juge d'instruction du pôle judiciaire économique et financier avait ordonné le 28 juin 2017 le gel des biens et avoirs de Slim Riahi pour suspicion de blanchiment d’argent.

    Cette action s’inscrit dans le cadre de la guerre menée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed contre la corruption.