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datePublié le 11 septembre 2017

Mandats de dépôt contre 4 personnes accusées de terrorisme

  • Le juge d’instruction au pole judiciaire antiterroriste a émis vendredi 4 mandats de dépôt à l’encontre de 4 membres accusés dans des affaires terroristes, dont le terroriste classé dangereux Kheireddine Barhoumi, membre de la brigade terroriste "Okba Ebnou Nafaa", a annoncé le porte parole du pôle judicaire de lutte contre le terrorisme, Sofiene Sliti.

    Quatre autres personnes impliquées ont été maintenues en état de liberté, a-t-il précisé.

    Dans une déclaration à l’agence TAP, Sliti a expliqué que le ministère public a ordonnée l’ouverture d’une enquête contre Barhoumi et 7 autres membres placés en garde à vue et accusés d’implication dans des crimes de soutien logistique à la brigade terroriste "Okba Ebnou Nafaa" et à un autre groupe terroriste de 46 membres dont un enfant accusés de tentative de meurtre, d’atteinte aux biens publics et privés et de crime terroristes.

    Le terroriste Kheireddine Barhoumi a rejoint l’organisation terroriste Okba Ebnou Nafaa retranchée aux hauteurs de Chaambi (Gouvernorat de Kasserine) en 2013, rappelle-t-on.

    Il s’est transformé de membre soutenant cette organisation en combattant dans les rangs de la brigade terroriste. Il a participé à la programmation, la planification, l’identification et l’exécution de plusieurs opérations terroristes qui ont ciblé des forces sécuritaires, militaires et des civils et qui ont fait des victimes dans les rangs de l’armée, du corps sécuritaire et des civils, selon Sliti.

    Barhoumi a été arrêté débit août dernier lors d'une opération anticipée supervisée par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, en coordination avec l'unité nationale de lutte contre le terrorisme à la direction générale de la Garde nationale de l'Aouina.

    Les unités de la Garde nationale ont déjoué grâce à cette opération un attentat terroriste, éliminé deux terroristes et saisi quatre kalachnikovs, 7 chargeurs, une grenade artisanale, trois tasers artisanaux (parlyseurs), des munitions et des téléphones portables.

    Barhoumi faisait l’objet de 20 mandats de recherche émis par les différentes unités sécuritaires spécialisées dans la lutte contre le terrorisme ainsi que par le tribunal de première instance de Tunis.