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datePublié le 14 decembre 2017

Les pratiques de la torture n'ont pas cessé en Tunisie, selon le président de l’Instance nationale de prévention de la torture

  • Le président de l’Instance nationale de prévention de la torture (INPT), Fethi Jerray, a souligné que les “pratiques de torture n’ont pas encore cessé en Tunisie, affirmant que tous les ministères concernés dénoncent ces pratiques et répètent qu’elles ne constituent pas une politique d’Etat mais des bavures individuelles.

    Jerray a souligné la nécessité de se conformer aux critères nationaux et internationaux, d’appliquer les dispositions de la constitution et des lois en vigueur dans le pays et de traduire dans les faits les positions de principe des ministres, et par de-là le gouvernement, en engagement quotidien de respect des droits de l’homme, avec l’exercice de la tâche de sécurité républicaine et de respect de la dignité humaine.

    Dans une déclaration à l’agence TAP en marge du démarrage des travaux de la conférence nationale organisée par l’Instance à Hammamet durant trois jours “sur les références des outils nationaux de prévention de la torture”, Jerray a appelé à l’arrêt des “pratiques anciennes” constatées dans les traitements inhumains et dégradants des personnes arrêtées et le déploiement d’efforts de sensibilisation plus intensifs face au manque de conscience général tolérant la torture à l’égard de personnes jugées dangereuses.

    Il a estimé que la culture du respect de l’être humain et la prévention de la torture sont en déca des attentes malgré les efforts consentis.

    “L’instance œuvre à instaurer une nouvelle culture, celle du respect de la personne humaine même si la personne concernée est détenue par un jugement de justice qui ne la prive pas pour autant de ses droits, notamment ceux relatifs à sa dignité et son droit à la vie”, a-t-il ajouté.

    De son côté, le ministre de la justice Ghazi Jribi a rappelé que la Tunisie “est pionnière en instaurant le premier mécanisme national arabe de prévention contre la torture depuis 2013, à savoir l’instance nationale de prévention de la torture qui place la Tunisie devant une lourde responsabilité, notamment celle de veiller au respect des droits de l’homme”.