Publié le 14 Apr 2018, à 09:42

Les Etats-Unis et leurs alliés lancent des frappes ciblées en Syrie

La Syrie s'est réveillée samedi au son des bombes: après quelques jours de tergiversations, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé des frappes ciblées contre le régime de Bachar al-Assad, accusé par Donald Trump d'attaques chimiques "monstrueuses".

Ces frappes n'ont toutefois fait "aucune victime au sein de la population civile ou de l'armée syrienne", a affirmé l'armée russe, indéfectible allié de la Syrie.

Il était 04H00 à Damas quand le président américain a annoncé ces frappes depuis la Maison Blanche. Au même moment, des détonations résonnaient dans la capitale syrienne, ouvrant un nouvel épisode de tensions diplomatiques et militaires dans la guerre sanglante et complexe qui ravage ce pays depuis sept ans.

Les autorités à Damas ont fustigé une "agression barbare et brutale" et accusé les Occidentaux de chercher à entraver une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), dont une équipe doit entamer samedi à Douma, près de Damas, son enquête sur une attaque chimique présumée menée le 7 avril.

La Russie, qui a affirmé que la défense antiaérienne syrienne avait intercepté 71 missiles de croisière sur 103, a dénoncé ces frappes "avec la plus grande fermeté" et convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

Par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis Anatoli Antonov, Moscou a aussi estimé que ses mises en garde n'avaient pas été entendues et que ces frappes étaient une "insulte" au président Vladimir Poutine.

En Iran, le guide suprême Ali Khamenei a, lui, qualifié les dirigeants américain, français et britannique de "criminels".