Publié le 07 Aug 2018, à 17:13

Le bloc d'Al-Horra accuse des "groupes de pression autour du gouvernement" de détruire des partis politiques

Le bloc parlementaire Al-Horra du mouvement Machrou Tounes accuse ceux qu’il désigne comme “groupes de pression autour du chef du gouvernement” d’être des “fauteurs de trouble” ciblant plusieurs partis politiques.

Une réaction exprimée mardi à travers un communiqué du bloc Al-Horra, suite à la démission, mardi 7 août, de 5 députés du groupe parlementaire.

“Ce que nous regrettons plus que ces démissions, ce sont les fausses excuses invoquées pour les justifier”, déplore Al-Horra pour qui “la vraie raison de la démission est de se rallier derrière le gouvernement dans son désaccord avec les forces nationales partisanes et sociales”.

Selon le communiqué, la démission des 5 députés (sur 19) est justifiée par “une volonté d’être proche du pouvoir et bénéficier ainsi d’avantages électoraux. Des arguments avancés explicitement par les députés eux-mêmes dans de précédentes réunions du groupe parlementaire”.

Plus tôt dans la journée, cinq députés du bloc Al-Horra du Mouvement Machrou Tounes avaient annoncé leur démission du groupe parlementaire et des différentes responsabilités du parti. Il s’agit de Sahbi Ben Fraj, Leila Chettaoui, Souheil Alouini, Marouane Felfel et Houda Slim.

“La décision de démission est définitive et signifie une démission de tous les postes de direction au sein des bureaux politique et exécutif du Mouvement Machrou Tounes”, ont-ils expliqué dans la lettre de démission déposée mardi au bureau d’ordre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

La décision de démission est en rapport avec la nature des relations entre le parti et le groupe parlementaire, ainsi que le mécanisme de gestion et de prise de décision au sein du bloc et plus particulièrement au vote de confiance au nouveau ministre de l’Intérieur, selon les démissionnaires.

Le député Sahbi Ben Fraj a déclaré que la décision de démission a été soulevée depuis quelque temps, à cause de manque de consensus avec les collègues au sein du parti autour de certaines décisions.

Les députés démissionnaires avaient accordé la confiance au ministre de l’Intérieur Hichem Fourati, alors que le Mouvement Machrou Tounes avait décidé de s’abstenir de voter pour lui.